« De Rerum Natura » Grand Format Edition limitée à 3 tirages

CHF 5,500.00

Photographie. Edition limitée à 3 tirages. 2/3

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Description
Informations complémentaires

A propos de « De Rerum Natura », une photographie originale de Christian Meuwly dont j’ai le plaisir ici de vous présenter mon ressenti. 

« La fresque ivre » comme j’aime à l’appeler, a vu le jour au bout d’un an d’effort. 

« La fresque » pour mieux illustrer la composition, est une oeuvre à tirage limitée à trois exemplaires de grand format -130 / 165 cm-,. Deux en ventes et une épreuve d’artiste que l’auteur se garde le droit de posséder. Elle a été pensée et réalisée au château de Moulinsard, à Viry dans les environs de Genève, au mois de décembre 2019. Ensuite le travail d’ « hyper réalisme » qui est la singularité de Christian, a duré plusieurs mois. Pour enfin être exposée à la galerie. Une quarantaine de personnes de près ou de loin se sont investis dans la création de l’oeuvre. 

« La fresque en une seule prise de vue ». Le travail de post production photographique a été concentré sur le contraste et sur la création des mers ainsi que le ciel, remplaçant le plancher du décor ainsi que le plafond de celui-ci. Les personnages se sont figés pour réaliser la prise de vue. Comme au théâtre. C’est en somme une mise en scène tant dans l’approche et le processus que dans le résultat. L’univers de Christian que j’appelle « hyper réalisme », est une façon d’accentuer ce qui lui importe. Le romantisme et le sens baroque de Christian sont des composants de son travail.

L’ode à Dionysos, remet l’homme fort au centre. Il y a une critique de la société actuelle dont l’artiste ne se cache pas. Celle, entre 

autre, de ne pas éluder les différences sous une forme ingrate d’égalité mais de rester civil et mieux faire avec elles. 

L’aspect circulaire de l’oeuvre note la répétition des choses. Il pointe peut-être par là même le cioranisme de l’artiste. 

Nous y remarquons une scène portée par les flots agitées. Le radeau de la méduse est présent. 

Les damnés sont présents. Nous y retrouvons une composition tirée de la mythologie grecque avec Dyonisos se faisant servir au centre, mais aussi l’influence de la «  La barque de Dante » d’Eugène de La Croix – 1822 – illustrant la descente aux enfers de Dante et de Virgile. 

Le rouge et le vert seraient un clin d’oeil aux entrées de port. 

La décadence est ici représentée par le bas de l’escalier de droite. 

« L’aspiration » qui permet de s’élever est illustrée, montant les marches de l’escalier de droite. Pour arriver à une forme de vie sereine et de plénitude. Avec le nouveau né et la mère qui donne le sein. 

Le parti pris de l’artiste ici est important. Car il surplombe son oeuvre par la culture. Le livre rouge. La descente des marches à gauche de la fresque, réinvente une vie de spectacle. D’aumône déjà et de mendicité avant de retomber dans les travers décadents de notre nature. 

Lucrès, le poète et philosophe latin écrit un seul ouvrage, poème passionné en six parties décrivant le monde selon les principes d’Epicure. « De Rerum Natura », « De la nature des chose » est donc une référence que l’artiste emprunte à ses idoles, nous laissant deviner son attrait à la débauche en même temps que sa propre critique de celle-ci, De Rerum Natura, sans hésitation. 

Fahid Taghavi 

Dimensions 4 × 120 × 165 cm